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 L'amour de la vie représente pour moi ce que la faiblesse représente pour toi : en gros, ça sert à rien, c'est chiant et débile. Veux-tu donc me laisser crever en paix ? [ PV Triel ]

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MessageSujet: L'amour de la vie représente pour moi ce que la faiblesse représente pour toi : en gros, ça sert à rien, c'est chiant et débile. Veux-tu donc me laisser crever en paix ? [ PV Triel ]   Lun 2 Mar - 10:41

La louve matchait d’un pas rapide, sa silhouette bleue  se mouvant à travers les roches  tel un serpent traquant sa proie. Ses yeux sombres parcouraient le haut de la montagne en espérant y apercevoir le bout… Mais cela lui était encore hors de porté. Dieu qu’Arwen détestait cet endroit…en même tant il y avait peu de chose que la louve appréciait en ce monde. Mais cette bâtisse de pierre qui semblait la narguer en la privant de son sommet..en la privant d’un repère…Elle le haïssait, pourtant elle continuait de gravir sans relâche en usant ses coussinets jusqu’au sang en rependant une immonde trace écarlate au fur et à mesure qu’elle avançait.  Un vent froid se mit à balayer l’éminence, les cheveux bleus argentés de la femelle se mirent à voler dans tous les sens en dévoilant sous cette frange un visage crispé, qui aurait pu être joli s’il n’avait pas déjà été marqué par la haine. Ses larges pattes foncées avaient de plus en plus de mal à s’agripper, quelques fois elles laissaient échapper quelques gouttes de sang mélangées aux gravillons…Arwen esquissa  une grimace ressemblant plus à de la colère qu’a de la douleur. Elle était jeune, ne l’oublions pas…mais elle était énervée, ce n’est pas un pauvre vent qui allait se permettre de la faire chuter ! Comment osait-il s’en prendre à sa misérable existence ? Ne pouvait-il pas la laisser  monter en paix ? Horrible monde….ce n’était qu’un horrible monde, oui…Même dans ses propres rêves on daignait à l’accepter…Pourtant, qu’avait-elle fait de si mal ? La jeune louve sentit une bouffée d’indignation remonter dans son estomac et lui donnait un gout de bile dans la gueule.  Elle s’arrêta puis bascula la tête en arrière et se mit à hurler son injustice et sa colère jusqu’à temps qu’elle n’eut plus de voix …Elle se laissa tomber  sur la roche aussi froide que ses prunelles, puis tendit une patte vers le sommet, comme si elle cherchait à attraper le rayon de lumière rien que pour elle. Sa patte retomba mollement sur la roche. La jeune louve posa la tête sur d’autres petits cailloux pointus et fixait le ciel sans vraiment le voir…C’était étrange..Elle savait que dans son autre monde elle dormait et là elle s’apprêtait à dormir dans son propre rêve….elle venait tout juste d’arriver, elle n’avait pas encore essayé de s’assoupir…Elle qui avait tant désiré mourir, comme toutes bêtes dans ce monde qui avaient beau vouloir rendre leurs derniers souffles, il y avait là ce vieux instinct de survie qui leurs incitaient à continuer de vivre et il était revenu au mauvais moment…Arwen avait eu tellement peur de s’endormir pour ne plus jamais se réveiller…pourtant c’est ce qu’elle avait souhaité le plus au monde.  Tout était confus dans le cerveau de la neutre qui ne savait plus comment réagir face aux événements.  Mais elle était si fatiguée…Il le fallait, pourtant…juste fermer un peu les yeux….

Le vent qui l’a faisait vociférer lui devient de plus en plus doux, même agréable, c’était comme une symphonie à ses oreilles. Cela reposait son corps fatigué, sali et meurtri….Elle inclina doucement la tête en voyant non loin un trou dans la montagne qui ressemblait fortement à une grotte. Elle aurait pu se lever et y aller puis se recoucher mais elle n’en avait plus la force. Doucement, elle sentit quelques gouttes d’eau tremper délicatement son pelage tatoué de papillons et de fleurs blanches, mais cela Arwen n’y prêta gère attention. Le monde autour d’elle devenait de plus en plus fou et ses paupières se fermaient tandis qu’elle plongeait dans l’inconnu…allait elle se réveiller un jour ?
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MessageSujet: Re: L'amour de la vie représente pour moi ce que la faiblesse représente pour toi : en gros, ça sert à rien, c'est chiant et débile. Veux-tu donc me laisser crever en paix ? [ PV Triel ]   Lun 2 Mar - 11:18

Triel marchait pensivement le long des roches abruptes. La truffe frémissant, il eut un souffle d'agacement lorsqu'une brise téméraire vint lui fouetter le museau. Son regard bleuté ne put s'empêcher d'analyser l'endroit, tandis que ses pattes redoublaient de puissance pour franchir les divers obstacles qui se présentaient à lui. Rien de bien folichon, toutefois. Pierres, branches mortes, mais suffisamment contraignantes pour arriver à l'irriter. Il avait conscience qu'il n'était plus sur son territoire et que son arrière train souffrirait s'il venait à se faire botter par sa Tribu. Il n'avait pourtant pas envie de faire demi tour. Il pourrait toujours sortir l'excuse universelle "La proie m'a entraîné plus loin que je ne le pensais" afin de s'en sortir. Le mâle noir lâcha un grondement sourd lorsqu'une nouvelle brise retourna son poil lisse. Dieu seul savait combien il haïssait d'avoir le pelage hérissé. Il attaqua machinalement la bourre de poils fautive de son inconfort à grands coups de langue, stoppant momentanément sa marche. Il la reprit quelques secondes plus tard, sa mauvaise humeur reprenant le pas. Triel put alors se demander pourquoi, déjà, avait-il quitté ainsi son terrain de chasse, sur les chapeaux de roues. Il ne tarda pas à s'en rappeler. C'était ce maudit, oh combien maudit louveteau qui piaillait de sa voix suraiguë directement dans ses tympans. Rien de tel pour le mettre dans un état d'esprit massacrant.

Il devait marcher depuis quelques minutes, à marmonner et jurer au grès du vent, lorsqu'une goutte décida de terminer sa vie sur le bout de son nez. Il put suivre sa très lente trajectoire le long de son museau et la vit mourir au sol sans laisser de trace.
-Ce n'est pas possible... Marmonna-t-il.
En effet, ce n'était pas possible. Dans ce genre d'endroit, se prendre un orage sur la tête ne l'enchantait guère. Il accéléra encore, serrant les dents. Les compagnes de la suicidaire commencèrent également à apparaître, confirmant ce qu'il ne voulait surtout pas subir. Maudit orage, maudite montagne. Triel n'avait jamais été un amoureux de la pluie, ni de l'alpinisme. En réalité, s'il cherchait bien, il lui était plus difficile de trouver quelque chose à adorer qu'à haïr. Son caractère était visiblement celui d'une hyène, il devait bien se l'admettre. Plusieurs fois, ses coussinets dérapèrent sur les pierres désormais humides. La dernière, bien sûr, solda sa chute. S'il devait tomber, il avait toujours l'espoir de tomber avec élégance. Ce ne fut pas le cas cette fois ci: Il dévala misérablement la pente sur quelques bons mètres, avant de se stabiliser. Un nouveau grognement de sa part. Son pelage était couvert de poussière humide, pour ne pas dire de boue. Il sonda les alentours des yeux, aux aguets. En terre de solitaires, il préférait rester prudent, même par ce temps. Il fut surpris d'y voir une tâche... Bleue?

Méfiant jusqu'au bout des griffes, l'échine hérissée malgréson désir, il approcha à pas de velours de la forme inerte au sol. Une... Louve? Une louve, comme ça, sous le déluge. Il fronça le nez tant c'était cocasse. Elle empestait la solitaire et le sang. Un vague regard le long de ses pattes lui confirma la chose. Les coussinets de l'andouille à ses pieds étaient éraflés, entaillés. Triel recula d'un pas, guettant un quelconque piège. S'il ne vit pas de guet apens de quelque nature qu'il soit, il vit ce qui pouvait se comparer à l'Éden dans une telle situation. Une grotte. Il rabattit ses oreilles sur son crâne et s'éloigna en direction de cette cachette fort bien tombée. Si cela amusait l'inconnue de jouer la moquette sous la pluie, il s'en fichait légèrement. Il pourrait, peut être même devrait se poser des questions sur la provenance de la louve, sur son niveau de danger, l'aider éventuellement. Mais il était de Tribu, donc méprisait les solitaires, mais également de mauvaise humeur et très peu compatissant. Le noiraud s'installa au sec, contre une roche, et entreprit une petite toilette, répugné. Le goût de terre mouillée sur sa langue était répugnant. Du coin de l'œil, il surveillait tout de même la victime de l'intempérie.
Avec un certain humour, Triel ne put s'empêcher de se dire qu'avec la couleur qu'elle avait, elle aurait au moins put faire l'effort d'aller agoniser discrètement, dans un coin moins dégagé.
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MessageSujet: Re: L'amour de la vie représente pour moi ce que la faiblesse représente pour toi : en gros, ça sert à rien, c'est chiant et débile. Veux-tu donc me laisser crever en paix ? [ PV Triel ]   Dim 22 Mar - 15:09

Attention:
 

Un sommeil sans rêve, alors qu’elle était dans un monde de rêve. Étrange phénomène n’est ce pas ? Quoi qu’il en soit, elle remarqua avec une pointe de déception qu’elle n’était pas morte. Sinon elle n’aurait pas sentit le froid mordant sur sa fourrure  ni l’odeur immonde de testostérone qui flottait autour d’elle…Elle sentit ses tripes se tordre sous l’effet de la haine sans égale. Son estomac douloureux s’apprêtait à révulser le peu qu’elle avait mangé, mais là jeune louve réussit à se reprendre en main avant. Les mâles la rendaient si malade, tellement immondes, fils de Satan, fils de garces…Elle ouvrit ses yeux verts d’eau avant de cracher avec répugnance sur le sol. Elle ne fit guère attention au fait que sa salive était colorée de rouge puis se releva vivement sans prendre la peine d’étirer ses muscles endoloris. Combien de temps avait-elle passé  à moisir sous la pluie ? Avec ce mâle qui était passé près d’elle, et si il avait profité de son sommeil pour… ? Arwen eut un haut-le-cœur et se mit à marcher en titubant. Ou était-elle déjà ? Elle ne se souvenait plus. Son pelage imbibé d’eau glacée lui embrumait le cerveau et sa truffe semblable à une éponge de l’aidait pas vraiment. D’un geste las elle tourna la tête, ses yeux encore gonflés par le sommeil  fixaient le sol d’un air résigné. De la pierre….elle était donc sur une montagne. Pour quelle stupide raison avait-elle mit Diable ses pattes là-dessus ? Elle leva les yeux vers le ciel, forcée de plisser les yeux à cause de la lumière. Après l’orage, le soleil….Non, cette fois-ci le ciel était d’un blanc laiteux, lumineux et les nuages pourpres semblaient être repoussés par quelque chose d’invisible.

Lâchant un long soupir agacé, la louve se retourna face à la grotte et se figea sur place en apercevant deux points lumineux qui l’observaient dans l’obscurité.  Toujours sous la pluie, la femelle bleue restait interdite. Sa frange mouillée dégoulinait sur son visage mince et tendu  tandis qu’une lueur indéchiffrable s’était mise à briller dans son regard. Ses fines pattes bleues foncées dérapèrent alors sous le poids qu’elle avait mis dans ses pattes arrière. La canine claqua sa queue bleue au sol tel un fouet, ignorant la douleur qui traversait sa colonne vertébrale et se mit à marcher d’un pas raide vers la grotte. Au fur et à mesure qu’elle approchait, elle sentait la même odeur immonde…. « L’odeur des fils de garce… »  Elle serra les crocs si fort qu’elle sentit un morceau craquer, puis s’empressa d’entrer  dans la caverne en s’arrêtant un instant en face du canin.  Un pelage noir de jais, cet habituel air de batârd qui se trouvait sur la gueule de tous les mâles et des rayures bleues fluorescentes dégoulinantes de bave. Elle toisa l’individu qui n’avait pas du pupille avec un dégout semblable à comme si elle avait marché dans un excrément. Sans aucune gêne, elle se mit à s’ébrouer juste en face du loup, n’accordant guère d’attention au fait qu’elle venait de le tremper. Puis elle  alla se coucher  devant la sortie de la cave  en se collant le plus possible à sa paroi . Sans un mot, elle leva distraitement la tête pour observer le plafond orné de cristaux multicolores puis laissa tomber sans tête en écoutant la pluie tomber.

Au bout de quelques minutes de silence, la louve commençait à avoir faim. Ignorant royalement la présence du baveux, elle activa son pouvoir. La chasse ne fut pas très fructueuse au début, elle n’attirait que de pauvres escargots innocents qu’elle envoyait valdinguer dehors d’un coup de patte méprisant. Mais c’est au bout de quelques minutes de grandes concentrations qu’elle réussit  à attirer quelque chose d’à peu près potable. Une jeune belette des montagnes qui ne comprenait visiblement pas pourquoi elle était entrain de faire du moonwalk  finit par atterrir entre les pattes d’Arwen qui l’immobilisa directement. D’un geste possessif, elle ramena l’animal vers elle en tournant la tête vers le mâle pour la première fois. Elle baissa les yeux vers le sol, ou une limace rampait misérablement, comme attiré par la bave qui dégoulinait du loup.  Elle sentait le regard du canin brûler sur sa peau et un sourire qui n’avait rien de naturel se dessina sur ses babines.

- Ne m’regarde pas comme ça, j’y peux rien si moi j’attire la bouffe et toi les limaces. ( le sourire " qui n'avait rien de naturel " d'Arwen.. ...je t'avais promis que je le mettrai ! )
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MessageSujet: Re: L'amour de la vie représente pour moi ce que la faiblesse représente pour toi : en gros, ça sert à rien, c'est chiant et débile. Veux-tu donc me laisser crever en paix ? [ PV Triel ]   Dim 22 Mar - 15:41

Triel continuait sa toilette avec calme et application lorsqu'un mouvement soudain attira son attention. Ses yeux bleus se posèrent sur la silhouette de cette même couleur, qui se redressait lentement. Il fronça le museau, relevant une babine, dans un rictus typique de sa personne. Enfin, la belle -que disait-il, la moche- aux bois dormants se réveillait. Il suivit son trajet du regard, les rayures de son corps se mettant à briller d'une manière plus prononcée. Il se redressa légèrement, lui qui était vautré sans aucune élégance, pointant les oreilles vers l'étrangère. Un grondement se bloqua dans sa gorge lorsqu'il aperçut son museau à l'air tendu et dégouté. Lorsqu'elle passa en longeant la parois de la caverne, le mâle noir ne pû s'empêcher de renifler tant l'odeur de sang empestait l'air. Il s'ébroua machinalement, bien que presque sec. La bleutée paraissait le considérer comme une vieille chose à moitié pourrie, à en voir sa mine. Il ne dit cependant rien, posant soigneusement sa tête sur ses pattes. S'il se décala un peu plus pour s'éloigner de la vermine envahissant son espace vital, cela ne le fit pas partir pour autant. Lorsqu'une goutte atterrit au bout de son nez, ses oreilles tressaillirent d'un agacement certain et ses griffes ripèrent sur la roche. S'il gronda légèrement, il se força à se calmer et ferma les yeux. Il décida de tout simplement ignorer l'inconnue aux manières déplorables.

Qu'elle ne fût pas sa surprise lorsqu'un escargot kamikaze vint heurter sa truffe. Il se redressa vivement, retroussant les lèvres sur ses crocs suintants, et scruta la misérable bête qui l'avait dérangé dans sa somnolence. Impitoyable, il mit fin à sa pauvre vie en l'écrasant avec sa patte, une mine de chiot dégoûté scotchée au visage. Par la suite, il essuya soigneusement son coussinet contre une pierre. Maintenant qu'il y faisait attention, Triel vit d'autres victimes potentielles faire des tours de flipper dans la grotte. Un unique regard sur la femelle confirma sa théorie: C'était bien elle qui jouait au lancé de créatures baveuses et visqueuses. Il releva la tête, la toisant sans un mot. Elle paraissait attirer les animaux. Rien de très concluant cependant, à en voir la tête qu'elle arborait en éjectant les fruits de sa récolte. Toutefois, il pût voir pour la première fois une belette glisser sur le sol en piaillant, et son museau s'en fronça d'amusement. La femelle la ramena contre elle comme s'il s'agissait s'une peluche et le mâle ricana silencieusement. Ses yeux se posèrent sur le plafond au dessus d'eux, et à sa grande surprise, il était orné de cristaux. S'ils étaient beaux, le noiraud et son côté pessimiste ne purent qu'imaginer les ravages qu'ils feraient sur un loup si ils venaient à tomber. Une véritable brochette sanglante et velue. Nouveau regard sur la Bleue, comme il avait trop aimablement décidé de la surnommer. Il croisa son regard railleur et pencha légèrement la tête.

"-Ne m'regardes pas comme ça, j'y peux rien si moi j'attire la bouffe et toi les limaces." Lança soudainement la femelle.

Son oreille se redressa d'elle même en entendant la voix résonner dans la caverne. Effectivement, maintenant qu'il regardait, une limace rampait non loin de lui, sans doute en quête de l'humidité que la pluie avait laissé au dehors. Un sourire mauvais s'étira sur ses lèvres, dévoilant ses crocs fins et pointus.

"-En tous cas, toi tu n'attires pas les mâles, la Bleue." Dit-il, lâchant un souffle de mépris.

Il se releva, s'étirant largement, sa colonne craquant légèrement. Il lâcha un soupir d'aise et se réinstalla différemment, posant cette fois ci la tête sur la pierre à ses côtés, les pattes étendues. Les yeux mis clos, il ne faisait qu'attendre le moment où il pourrait rentrer chez lui. S'il entendit l'autre bouger, il n'en tint pas compte. La solitude était bienvenue. Quel dommage que cette chose soit venue la gâcher.
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MessageSujet: Re: L'amour de la vie représente pour moi ce que la faiblesse représente pour toi : en gros, ça sert à rien, c'est chiant et débile. Veux-tu donc me laisser crever en paix ? [ PV Triel ]   Dim 22 Mar - 16:26

L’immonde baveux  se mit à sourire en entendant sa réplique et répondit sur le même ton que la bleutée, avec un air méprisant.

- En tous cas, toi tu n'attires pas les mâles, la Bleue.

Elle laissa son sourire malicieux s’agrandir encore plus. Elle avait l’air d’une enfant se préparant à faire une farce . Elle aurait pu être mignonne à ce moment là, cependant, ses yeux haineux semblaient effacer toute trace enfantine dans son regard. Elle mordit dans sa belette en faisant taire les bruits apeurés de la petite bête. Mâchant lentement la bestiole, elle prit absolument tout son temps avant de répondre au canin.

- Si ce sont des mâles de ton espèce, heureusement que je ne les  attire pas. Tu as beau faire partie des Rêves,  tu n’as pourtant pas ce qu’on pourrait appeler un «  physique de rêve »,  sale fils de Satan.

Elle avait senti l’odeur des bisounours coincés des fesses  sur le pelage noir de l’individu. Un rêve qui s’exprime de la sorte ? N’étaient-ils pas censés faire le bien autour d’eux, péter des arcs en ciel ou faire d’autres choses stupides de ce genre ? D’un air méprisant, elle   rejeta sa chevelure bleutée et mouillée en arrière avant de continuer à manger tranquillement sa belette.  Les remarques du sac à testostérone l’a préoccupait aussi fortement  que  la mouche qu’elle venait d’écraser. D’un geste absent, elle s’essuya la patte sur la caverne puis se mit à fixer l’horizon. Tient, elle qui avait si souvent côtoyé les Cauchemars, elle n’avait jamais su comment vivaient les Rêveurs. Maintenant qu’elle avait un cas rare de bisournours aux répliques cinglantes devant-elle, autant lui poser la question. Elle était une incroyable sans-gêne cette louve-là. Après avoir passé la plus grande partie de sa vie entrain de se faire abuser dans une cave, c’était tout de même compréhensible en fait. Les bonnes manières, elle n’avait tout simplement pas eu le temps des les apprendre lorsqu’elle vivait dans le Clan Estival. Toute question méritait sa réponse de toute façon et il n’était même pas venu à l’esprit de la bleutée que le loup ne voudrait probablement pas lui répondre. Après tout, qu’est ce qu’elle en savait des Clans, de la loyauté et de leurs coutumes ? Ses parents avaient-ils été loyaux, l’avaient-ils recherchée alors qu’elle pourrissait dans sa cave ?  Est-ce être fidèle à sa Tribu, laisser un gosse se faire kidnapper ?  La visage crispé de la femelle se tordit en un rictus de tristesse. Plongée dans ses pensées, elle en avait oublié l’autre Planteur de Gamins qui devait se demander si elle n’était pas entrain de prendre littéralement racine.  

Ce fut ses griffes qui crissèrent sur le sol rocailleux qui lui fit remonter sur terre. A sa question qu’elle avait envie de poser, juste par simple curiosité alors qu’elle venait d’insulter le mâle de «  fils de Satan ». De toute façon il n’y avait pas d’autres mots pour qualifier les batârds qu’ils étaient tous.  

- Raconte-moi, de tes yeux de mâle méprisant, comment est la vie dans ton Clan.

C’était demandé si poliment.Elle lui montra les crocs d’un air exaspéré en sachant très bien qu’il allait rester silencieux.

- Non,  petite fillette, je ne suis pas membre d’un terrible complot voulant exterminer les Bisounours que vous êtes, je suis juste curieuse de voir ce qui il y a de différent entre la vie chez les Cauchemars et la vie chez vous. Puis elle enchaina pour elle-même :  Bien que pour moi vos deux tribus sont l’Enfer incarnés….vivre sous la direction d’un chef, obéir comme un chien…marmonnait-elle tout bas en affichant un air méprisant.
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MessageSujet: Re: L'amour de la vie représente pour moi ce que la faiblesse représente pour toi : en gros, ça sert à rien, c'est chiant et débile. Veux-tu donc me laisser crever en paix ? [ PV Triel ]   Sam 28 Mar - 23:41

Triel fronça définitivement le museau en l'entendant répondre. Son regard rivé sur elle, il aurait pût jurer voir un louveteau de bas âge. Le minois de la femelle était bien trop enfantin pour qu'il la prenne au sérieux, bien qu'une lueur glaciale flamboyait dans ses prunelles. Le silence revint brutalement pendant quelques secondes, uniquement rompu par les mâchoires de la louve qui achevait la petite bête entre ses pattes. Sa mastication, loin d'être raffinée, le fit sévèrement grincer des crocs tant elle lui vrillait les tympans. Finalement, l'inconnue daigna lui répondre.

- Si ce sont des mâles de ton espèce, heureusement que je ne les  attire pas. Tu as beau faire partie des Rêves,  tu n’as pourtant pas ce qu’on pourrait appeler un «  physique de rêve »,  sale fils de Satan.

Finalement, il aurait préféré qu'elle se taise. Haussant un sourcil, les lèvres retroussées sur ses crocs, sa queue fouetta une nouvelle fois le sol avec irritation. Le son seul de la voix de cette femelle bleue l'agaçait. Le mâle la fixa un long moment, contenant un rictus moqueur lorsqu'elle se prit pour une mannequin des lupins et rejeta sa crinière touffue et trempée en arrière. De son point de vue, elle ressemblait plus à une de ces vieilles boules de poils trempées, recrachées après une toilette en période de mue. Même lui était plus classe que ça. Cette louve n'avait jamais appris les bonnes manières, mais encore moins la manière de se tenir devant les autres. Il aurait été très peu surpris si elle avait soudainement décidé de se gratter comme un chien galeux. Cette vermine prenait racine. Elle mangeait et baillait aux corneilles tandis que lui se contentait de la fixer avec une froideur qu'il portait désormais quotidiennement. Il se releva et s'ébroua de nouveau, faisant quelques pas dans la grotte pour se dégourdir les pattes. Le crissement de ses griffes fut alors l'accompagnement des claquements des mâchoires dans la chair. Bleue sembla alors revenir sur terre, alors qu'il s'apprêtait à se réinstaller plus loin. Une de ses oreilles se coucha et il gronda doucement lorsqu'elle reprit enfin parole:

- Raconte-moi, de tes yeux de mâle méprisant, comment est la vie dans ton Clan.

Il devait l'admettre, il était surpris par cette question soudaine. La pique lancée au milieu de la phrase ne l'aida pas à se dérider. La louve lui montrait les crocs, et il en fit de même, son échine se hérissant doucement. À nouveau, elle parla, alors qu'il aurait souhaité la faire taire pour toujours:

- Non,  petite fillette, je ne suis pas membre d’un terrible complot voulant exterminer les Bisounours que vous êtes, je suis juste curieuse de voir ce qui il y a de différent entre la vie chez les Cauchemars et la vie chez vous. Puis elle enchaina pour elle-même :  Bien que pour moi vos deux tribus sont l’Enfer incarnés….vivre sous la direction d’un chef, obéir comme un chien…marmonnait-elle tout bas en affichant un air méprisant.

Cette fois ci, ce ne fut plus un grondement, mais bel et bien un aboiement de colère qui roula sur son palais. Oh, ses insultes lui importait peu. Mais sa meute, elle, ne pouvait pas se faire critiquer ainsi sous ses yeux. Ces derniers lançaient des éclairs. Triel n'était qu'à un poil de planter ses crocs dans cette chose affreuse et stupide qui lui faisait face, mais il était toutefois plus malin que ça. Il se rassit l'air de rien, bien que ses crocs apparents ne présagent rien de bon pour la suite.

-La vie d'une Meute t'apporte ce que celle d'un Solitaire n'apportera jamais. Le soutien, le moral, la force et la notion de fidélité. Ce que tu appelles ici "obéir comme un chien", nous le prénommons force morale et loyauté. L'Alpha est droit et juste. Jamais Solitaire n'acquerra la morale d'un loup de meute. Vous êtes lâches, la seule priorité de votre misérable existence, c'est la survie, cingla vivement le mâle noir avant de prolonger avec froideur: Là où un loup de Meute saura ce qu'est donner sa vie pour la cause commune. Rêves et Cauchemars n'ont ni les mêmes buts ni les mêmes manières de vivre, mais cessez de croire stupidement que nous ne sommes que des clichés stéréotypés. Mes crocs sont suffisamment longs pour te trancher la gorge, que je sois un Rêveur ou non.

Son regard implacable se riva dans les yeux de la femelle. Sa colère était perceptible. Mais la passion qu'il mettait dans chacune de ses paroles prouvait au moins une chose: Il râlait beaucoup, il était souvent colérique, il allait s'isoler, mais son camp n'en restait pas moins sa principale préoccupation. Triel était peut être un rêveur, mais faire couler le sang ne l'avait jamais effrayé. Ce n'était après tout qu'un cobra prêt à frapper.
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MessageSujet: Re: L'amour de la vie représente pour moi ce que la faiblesse représente pour toi : en gros, ça sert à rien, c'est chiant et débile. Veux-tu donc me laisser crever en paix ? [ PV Triel ]   

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